Que de termes pour désigner l’ubérisation de l’économie, cette nouvelle forme d’organisation Ubérisation Uberde production des services issue de la révolution numérique, à l’image de la plateforme de taxis UBER.

Une économie qui va peser 100 milliards de dollars d’ici 3 ans d’après les experts de Deloitte. 335 milliards de dollars dans dix ans, selon de récentes estimations du cabinet PwC. Alors qu’en 2014  elle ne « valait » que 15 milliards de dollars.

Retenons cinq traits caractéristiques de cette économie :

  • la rupture (la disruption) par rapport au modèle traditionnel de production,
  • l’usage qui prédomine sur la possession d’un bien ou d’un service,
  • l’innovation permanente,
  • l’échange, supporté par le numérique, la démocratisation du haut débit,
  • l’interdépendance, le consommateur est au centre et le nombre d’intermédiaires est réduit.

Une économie à la demande qui définit un nouveau business model où « un particulier peut créer un business en 60 secondes », comme l’a remarqué Brian Chesky, président-fondateur d’Airbnb, en évitant les contraintes d’investissement, de coût et de masse salariale.

Est-ce un progrés ou une régression ? Cela dépend de quel coté nous nous plaçons.

Du point de vue consommateur, l’ubérisation est une vraie aubaine. Les prix de transaction sont moins importants, les intermédiaires et les droits d’entrée sont faibles. D’un point de vue qualitatif du service, le poids du jugement des réseaux sociaux est tel que chaque acteur est obligé de soigner ses prestations et par-delà sa e-reputation. Cette concurrence tire vers le haut forçant les acteurs traditionnels à se bouger.

Du point de vue des salariés, la numérisation de l’économie n’est pas bien vue. 72% craignent les effets de l’économie numérique sur leurs emplois. Selon eux, les salariés vont perdre de nombreuses garanties, en termes de rémunération, d’assurance chômage ou d’assurance maladie, à cause de la mutation des entreprises. Une crainte encore plus marquée chez les 50-64 ans (78%)

Crainte justifiée si l’on en croit les experts 3,5 millions d’emplois seraient détruits en France d’ici à 2025, remettant ainsi en cause la numérisation de l’économie. Pour autant, l’économie collaborative est bel et bien en marche, accompagnons là mais ne la subissons pas.

 

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